L’algorithme est le programme qui gère le fonctionnement de LinkedIn et notamment comment le contenu que vous publié est visible dans le flux d’actualité des autres utilisateurs.

Pour faire simple, lorsque vous publier un contenu celui-ci va passer au travers de divers filtres afin que LinkedIn détermine qui va le voir dans son flux d’actualité.

Pour la publication, dans l’algorithme LinkedIn il y à 3 phases principales.

  • Un premier contrôle va donner un score qualité à votre publication en analysant sa longueur, le nombre de fois où il a déjà été publié (SPAM), la qualité des mots clés et de l’image, le fait de contenir ou pas un lien externe, etc.. A ce stade votre publication est visible par un petit nombre de personnes de votre réseau personnel.
  • La deuxième phase concerne l’engagement à savoir, le nombre d’interactions, j’aime, je commente, je repartage qu’à généré votre publication auprès du premier échantillon de votre réseau. La vitesse à laquelle ces réactions ont lieu est également importante. L’objectif est d’avoir une dizaine de commentaires durant la première heure. Si l’engagement est bon, votre publication sera montrée à un grand nombre de personnes de votre réseau et à une partie de vos contacts de niveau 2 (les amis de vos amis) en fait le réseau de ceux qui ont commenté.
  • La troisième étape est encore un contrôle de l’engagement. Si les réactions ont continué à être au rendez-vous avec le public étendu votre publication sera montrée à de vraies personnes qui décideront si votre publication est vraiment de qualité et ils décideront ou non de la pousser auprès d’un public encore plus large et là, c’est le buzz. Attention pour cette 3ème phase, la qualification des posts étant réalisée en Inde, je ne sais pas si les postes en français sont concernés.

 Maintenant, revenons à nos moutons ou plutôt à la dernière règle mise en place par LinkedIn fin mai 2020. C’est dans la deuxième phase qu’a été apporté un changement ou plutôt l’addition d’un nouvel élément. En effet depuis la dernière mise à jour de l’algorithme LinkedIn le temps passé sur une publication par les utilisateurs est pris en compte. LinkedIn appelle cela le temps d’attente (dwell time).

Pour l’algorithme, sur chaque publication visualisée sur le flux de nouvelles d’un utilisateur il existe deux types de temps d’attente. Tout d’abord, il y a un temps de pause «sur le flux», qui commence à mesurer lorsqu’au moins la moitié d’une mise à jour du flux est visible lorsqu’un membre fait défiler son flux.

Deuxièmement, il y a un temps d’arrêt «après le clic», qui est le temps passé sur le contenu après avoir cliqué sur une mise à jour dans le flux (pour la voir en entier).

Les ingénieurs de LinkedIn ont déterminé, à travers une série de tests, que le temps de séjour est un indicateur fiable de savoir si un utilisateur est susceptible de s’engager avec un message ou non. Les utilisateurs de LinkedIn ont tendance à passer plus de temps à consulter les mises à jour sur lesquelles ils décident d’entreprendre une action virale. Sachant cela, LinkedIn a intégré le temps d’attente dans son algorithme de flux pour augmenter la probabilité que les utilisateurs voient les publications avec lesquelles ils s’engageront.

Pour les spécialistes du marketing, cela signifie que vous devez créer des publications sur LinkedIn qui non seulement attirent l’attention des gens, mais la maintiennent pendant une période prolongée.

LinkedIn n’est pas le premier réseau social à intégrer le temps de séjour dans son algorithme; Facebook le fait également.

À l’avenir, les publications les plus réussies ne seront pas toujours celles qui obtiendront le plus de likes, de commentaires et de partages. Ces signaux ne signifieront pas autant si les gens ne passent pas également du temps à consommer le contenu avec lequel ils s’engagent.

Dans un prochain post, je reviendrais sur l’impact de cette mise à jour va avoir sur l’efficacité des logiciels d’automatisation tel que les POD.